
Les Théories
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L'Attention
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L'Engagement Actif
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Le Retour sur l'Information
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La Consolidation
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Le Sommeil, dernier élément présenté par Dehaene, le 5ème pilier ?
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Un écho avec le courant néo-piagétien présenté par Etienne Bourgeois
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Des interactions sous l’angle du Programme d’Enrichissement Instrumental
4. La doctrine Hédoniste et son influence sur ma posture
1. Les 4 piliers de l’apprentissage - une approche neuroscientifique de l’apprentissage selon Stanislas Dehaene
La conception initiale des ateliers est fortement inspirée des 4 piliers de l’apprentissage identifiés par Stanislas Dehaene. Ces piliers sont les suivants : l’attention, l’engagement actif, le retour d’information et la consolidation. A l’aide des neurosciences, Stanislas Dehaene a identifié ces 4 facteurs de réussites et ils peuvent être présentés comme suit :
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L’Attention
Dehaene explique que l’attention est un filtre incontournable dans le travail de transmission de connaissances. Selon lui, il est impératif de canaliser cette attention qui se décompose en 3 systèmes : l’alerte, l’orientation et le contrôle exécutif.
L’alerte pourrait être traduite par la disponibilité des apprenants à recevoir les connaissances proposées. Le cerveau fonctionnant tel un filtre, la réalisation de 2 tâches simultanées est très difficile. En réalité, le cerveau procédera plutôt à une alternance d’une tâche à l’autre réduisant ainsi la disponibilité du cerveau à recevoir les informations transmises par l’une et l’autre.
Par le biais d’une expérience de Daniel Simons et Christopher Chabris, disponible sur Youtube, il est également mis en avant que la concentration sur un sujet a pour effet de rendre invisibles les stimuli non pertinents. L’enjeu est donc de maintenir orientée l’attention de l’apprenant sur les connaissances présentées.
Enfin la notion de contrôle exécutif est la résultante des 2 précédentes. Afin de maintenir disponible le cerveau de l’apprenant et de le focaliser sur la connaissance présentée, il faut contrôler son attention en réduisant un maximum les autres stimuli. Quand bien même les stimuli non pertinents pourraient être rendus invisibles par l’orientation de l’attention, en les réduisant au minimum le risque de perte d’attention l’est également.
Ce pilier de l’attention peut être abordé par l’utilisation de supports visuels focalisant l’attention et la gestion du rythme des activités pour éviter un phénomène d’ennui (sans rentrer pour autant dans le travers d’une dynamisation outrancière ne permettant pas la mémorisation).
Lors de ma reconception de l’atelier « Concevoir un CV percutant » j’ai pris en compte ce pilier en prévoyant un support visuel attractif et varié, et des activités d’une durée de 15 à 20 minutes en première partie de journée. Pour la seconde partie, celle-ci est dédiée à la conception de leur nouveau CV et ne permet pas de proposer un rythme favorisant ce pilier de l’attention. Cependant, en les mettant en action et en parcourant régulièrement le groupe pour les assister en cas de besoin, les encourager ou les féliciter, le phénomène d’ennui pourrait être soit évité, soit repéré rapidement. Reste alors à remotiver le stagiaire s’ennuyant ou se démotivant pour maintenir son attention et son engagement dans l’activité.
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L’Engagement Actif
Le principe de ce pilier est de mobiliser l’apprenant. Cette mobilisation permet l’engagement de l‘apprenant dans son apprentissage, ce qui lui permet de tester les connaissances en cours d’acquisition pour en valider la fiabilité. De plus, en l’abordant sous différents angles, cela permet aux différents apprenants de mémoriser les connaissances, quel que soit leur canal de prédilection identifié en Programmation Neuro Linguistique, outil mis au point dans les années 1970 par John Grinder et Richard Bandler. Ces canaux sont le Visuel, l’Auditif, le Kinesthésique, l’Olfactif et le Gustatif, les 2 derniers étant néanmoins peu utilisés dans la transmission de connaissances sauf dans des domaines spécifiques tels que la gastronomie ou la parfumerie, et le Visuel étant le canal le plus courant. Dans cette notion d’engagement, Dehaene précise également qu’augmenter progressivement la difficulté des conditions d’apprentissage permet de renforcer l’engagement et l’effort cognitif, améliorant ainsi l’attention de l’apprenant.
Concrètement, dans l’atelier « Concevoir un CV percutant », j’ai maintenu l’organisation des activités augmentant la difficulté régulièrement durant la matinée, jusqu’à la production l’après-midi avec la conception de leur nouveau CV. Les activités de la matinée se déroulent donc en commençant par des échanges avec des apports et des rappels théoriques, puis de l’analyse pour valider la compréhension des apports, et enfin de la réflexion avec une mise en application. Pour finir la mise en action de l’après-midi permet aux apprenants de valider leurs acquis du matin en concevant leur CV, outil indispensable à leur future recherche d’emploi.
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Le Retour d’Information
Dans ce pilier on parle d’erreur, du traitement de celle-ci et de son importance dans l’acquisition d’un savoir. Dehaene rappelle que l’activité est capitale mais précise que celle-ci ne suffit pas. Il décrit le processus d’apprentissage à travers le mécanisme du cortex qui génère des prédictions, puis intègre les erreurs de prédictions pour ensuite corriger et améliorer les suivantes.
D’un point de vue pédagogique, l’erreur est donc normale, inévitable et fertile, à la condition d’être relevée par l’apprenant et dépassée. Il prévient également qu’il sera optimal de privilégier la motivation à l’aide de renforcement positif et de récompense, sous forme d’une approbation, d’une validation ou d’un encouragement.
En somme, il faudrait presque prendre le parti de favoriser l’erreur des apprenants, mais surtout augmenter la difficulté de l’apprentissage sans avoir peur de l’erreur, l’important étant de s’assurer que les apprenants repèrent celle-ci, la comprennent et la dépassent, en adoptant une posture bienveillante et encourageante pour les accompagner dans cette démarche.
Pour l’atelier de conception d’un CV, j’ai pris le parti de leur présenter des « anti-CV » avec des erreurs plus ou moins flagrantes en leur demandant de les repérer. Puis tout au long de l’atelier, j’ai prévu des activités collectives et individuelles avec un temps permettant de repérer leurs erreurs et d’en faire l’analyse.
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La Consolidation
La consolidation, entendue des acquis, peut être présentée comme la répétition. En début d’apprentissage la mémorisation est un effort conscient faisant appel au cortex préfrontal. L’apprenant met donc son cerveau à contribution pour réfléchir et comprendre les connaissances qui lui sont transmises. Cette phase est à rapprocher de l’attention exécutive énoncée dans le pilier de l’attention. L’attention joue un rôle primordial à l’acquisition de connaissances, et le cerveau est d’autant plus mis à contribution que l’acquisition est récente. La consolidation, ou répétition, permet donc de valider l’acquisition en réduisant la réflexion nécessaire à la compréhension à mesure que la connaissance est répétée ou réutilisée.
Pour illustrer ce pilier, Dehaene prend l’exemple de l’apprentissage de la conduite et rappelle qu’au début de celui-ci il est plus difficile de gérer en temps réel l’ensemble des signaux (informations de notre environnement et du véhicule, gestion de nos gestes pour conduire effectivement). Par la suite, grâce à la répétition, les gestes seront devenus réflexes relevant de la mémoire. Au final, une automatisation s’installe dans l’utilisation de la connaissance.
Dans le cas de l’atelier « Concevoir un CV percutant » la répétition intervient tout au long de l’atelier, même si le format n’est pas optimal puisque l’atelier ne dure qu’une journée, et que la consolidation est de plus en plus efficace que la durée d’apprentissage et le nombre de répétitions augmentent. Cependant, cet atelier permet de consolider les acquis des 2 précédents ateliers. C’est notamment l’occasion de rappeler la méthode SMART présentée pour l’organisation de la recherche d’emploi, de revenir sur les compétences une fois de plus, de rappeler l’importance de la présentation à l’orale, et d’insister sur l’intérêt et la nécessité d’un CV de qualité (déjà énoncés lors des simulation d’entretien).
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Le sommeil, dernier élément présenté par Dehaene, le 5ème pilier ?
Avant de conclure sa publication, Dehaene aborde le sujet du sommeil et révèle sa part d’importance dans l’acquisition. Il n’évoque pas le manque de sommeil et l’état de fatigue qui pourrait être contreproductif dans l’acquisition de connaissances mais bien la consolidation des apprentissages qu’apporte le sommeil. Le cerveau mettant en ordre les signaux enregistrés dans la phase éveillée, celui-ci est entièrement disponible pour ces signaux. L’absence d’éléments perturbant l’attention, l’analyse des erreurs et le repérage d’éléments réguliers durant cette opération d’enregistrement en phase de sommeil rappellent les 3 piliers que sont l’attention, l’engagement actif et le retour d’information, et agissent en consolidation de l’acquisition puisque, bien qu’agissant inconsciemment, l’apprenant répète son apprentissage.
Dans le cadre d’ateliers ponctuels , en proposant des activités pouvant être répétées par les stagiaires durant leur temps personnel, et en les encourageant à s’y adonner, la notion de sommeil prend son sens. Il me semble donc utile et important de mettre en œuvre des activités reproductibles en situation familiale et de fournir des fiches pratiques rappelant les consignes de ces activités pour mettre à profit au maximum les connaissances transmises.
J’ai considéré ce « 5ème » pilier principalement dans les ateliers sur l’organisation de la recherche d’emploi et la préparation à l’entretien, en fournissant aux stagiaires des fiches pratiques sur la méthode SMART et le serious game, et en les encourageant à utiliser la méthode et reproduire la simulation chez eux ; mais aussi avec la consolidation proposée lors de chaque atelier en rappelant les éléments clés abordés dans les précédents.
Dans le cas de l’atelier de conception d’un CV, 3ème des 4 ateliers, j’ai prévu un rappel des points importants d’un CV et de sa conception lors de la dernière journée d’intervention, mais aussi de leur rappeler qu’un CV se met à jour régulièrement, à chaque évolution de l’expérience professionnelle d’une part (et notamment le stage qu’ils réaliseraient dès la semaine suivante), mais aussi selon les postes auxquels ils candidateront puisque parmi les compétences qu’ils ont certaines revêtent plus d’importance que d’autres selon l’employeur.
2. Le conflit sociocognitif
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Un écho avec le courant néo-piagétien présenté par Etienne Bourgeois
Lors d’un entretien sur les théories de l’apprentissage et le développement de l’adultes, Bourgeois aborde le courant néopiagétien et sa théorie du conflit sociocognitif. Il évoque l’importance et le bénéfice des interactions entre pairs en groupe restreint.
Cette notion de conflit, en complément de la notion d’interaction sociocognitive, porte sur les désaccords que pourront avoir toutes personnes au sein de groupe. Chaque personne étant différente, chacune construira son point de vue en fonction de sa réalité, de son expérience, de son savoir… Le courant néopiagétien dont parle Bourgeois considère que ce conflit est bénéfique à l’apprentissage. Il est possible de mettre cette notion en parallèle avec le pilier sur le retour d’information présenté par Dehaene. En mettant en œuvre une situation favorisant le conflit sociocognitif, permettant aux apprenants d’exprimer leurs compréhensions d’une connaissance transmise, la révélation de l’erreur pourra être facilitée et permettra d’y remédier. Chacun exprimant son point de vue, différent voire contradictoire, le formateur peut guider les apprenants vers la correction de l’erreur et permettre à l’ensemble des apprenants d’enregistrer les corrections à apporter à leurs prédictions, autrement dit leur future utilisation de la connaissance.
Considérant l’hétérogénéité des groupes auxquels je m’adresse, cette recherche du conflit sociocognitif semblait être bénéfique et intéressante à encourager. J’ai donc prévu, lors de ma reconception des ateliers, de favoriser les activités collectives et de ménager un temps de synthèse après chaque activité pour pouvoir mettre en œuvre ce conflit sociocognitif. J’ai également prévu en fin d’atelier sur le CV, un temps d’échange entre stagiaires au cours duquel ils se présenteraient leurs nouveaux CV. Cet échange leur permettant de repérer d’éventuelles coquilles ou point d’amélioration à apporter.
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Des interactions sous l’angle du Programme d’Enrichissement Instrumental
Le Programme d’Enrichissement Instrumental (PEI) est une méthode d’éducation cognitive mise au point par Reuven Feuerstein. Dans cette méthode, l’aspect qui m’intéresse pour la conception et la mise en pratique des ateliers concerne la fonction de médiateur que revêt le formateur. D’une part, le PEI encourage les médiateurs à faire des erreurs pour permettre aux enfants, mais aussi aux apprenants adultes lorsque la formation s’adresse à eux, de constater que la maîtrise d’une tâche nécessite des efforts. Je trouve cette invitation à la commission d’erreur encourageante pour envisager ma pratique : même si je choisi de ne pas prévoir d’en commettre, cela me permet d’être décomplexé justement quant à celles que je commettrais certainement.
Feuerstein précise dans sa description du PEI qu’il ne veut pas qu’on modifie le contenu pour le rendre plus approprié à l’individu, il veut qu’on modifie l’individu pour qu’il puisse maîtriser le contenu auquel il est confronté. Même si je prévois effectivement d’adapter mon contenu au public auquel je m’adresse, je prévois cependant que celui-ci permette aux apprenants de modifier leurs comportements pour s’adapter au contenu, en les amenant à surmonter des difficultés ou passer outre leurs représentations initiales.
Concrètement, les activités que j’inclue dans mes formations ont justement pour but de faire évoluer les stagiaires, et en ce sens cela répond à cette volonté énoncée par Feuerstein.
Ensuite, la fonction de médiateur attribué à l’enseignant, au formateur, ou toute autre personne intervenant dans l’apprentissage est au cœur du PEI. L’intentionnalité du médiateur dans la manière d’aborder l’apprentissage est un élément clé de l’acquisition. Celle-ci implique notamment le choix de fournir des stimuli choisis qui se démarquent des stimuli subis.
L’exemple de l’invitation à l’erreur est une mise en œuvre de ces stimuli choisis. La captation de l’attention de l’apprenant sur l’effort que peut revêtir une tâche pour le formateur est une manière d’organiser l’apprentissage. Plutôt que laisser libre cours au stimuli aléatoire, et à l’erreur aléatoire, la mettre en œuvre permet d’alerter sur sa possibilité et de proposer sa remédiation. En revenant une fois de plus sur les piliers de Dehaene, ici l’organisation de l’erreur par le formateur reste cohérente avec le retour sur l’information. Les apprenants constatent une erreur qui, même si elle n’est pas de leur fait, permet à leur cortex de l’analyser et procéder à la correction pour une amélioration de leur propre mise en pratique par la suite.
Enfin, le PEI décrit douze critères entrant en jeu dans la médiation et le premier concerne l’intentionnalité et la réciprocité. Cet échange entre intention et réciproque implique une exposition de l’intention qui anime le médiateur dans sa transmission de message, et donc le partage de cette intention par les apprenants y étant associés. En prévenant les stagiaires qu’un sujet sera difficile ou la méthode de l’aborder déroutante, je les invite à accepter cette difficulté ou méthode, et leur permet d’accepter la ou les connaissances que je leur transmets.
3. Le rapport au numérique
Ce paragraphe consacré au rapport au numérique relève plus de la statistique que de la théorique.
En 2019, l’INSEE a publié un rapport intitulé « Une personne sur six n’utilise pas internet, plus d’un usager sur trois manque de compétences numériques de base ».
Le titre de cette publication est plus qu’évocateur sur la situation de fracture numérique, qualifiée même de fulgurante depuis le début de la crise sanitaire de la COVID-19.
Les stagiaires des formations DVE font en majorité partie de ce public concerné par la fracture numérique, et l’une des 7 compétences clés à acquérir au sein du dispositif dans le cadre du certificat CléA est l’utilisation des techniques usuelles de l’information et de la communication numérique.
Le rapport précise que l’illectronisme peut accroître la vulnérabilité sociale et que la lutte contre celui-ci est devenue un véritable enjeu politique. D’autant plus avec le programme « Action Publique 2022 » mis en place par le gouvernement et dont l’un des 6 principes clés est la priorité donnée à la transformation numérique des administrations, avec pour objectif, 100% de services publics dématérialisés à horizon 2022.
Au-delà donc du référentiel du certificat CléA à mettre en œuvre dans le dispositif DVE, je pense utile et nécessaire la mise en pratique de l’usage de l’outil numérique dans la formation.
De plus, la proposition d’utilisation d’outils variés que j’ai intégrée dans mes ateliers permet de modifier le rapport au numérique des apprenants en les mettant en situations de réussite et ainsi augmenter leur réflexe du recours à celui-ci. L’usage répété, encore un rappel d’un des piliers de Dehaene, permet d’augmenter leurs compétences numériques et de les mettre à l’aise avec l’outil. J’ai donc utilisé des post-it virtuels pour un brainstorming, et un PAD collectif pour une prise de notes au sein du groupe. Ce PAD est un outil en ligne qui permet la saisie simultanée par plusieurs personnes sur un même document. Les stagiaires l’ont utilisé pour lister leurs compétences et transcrire les observations et conseils fournis lors des synthèses de simulation.
4. La doctrine Hédoniste et son influence sur ma posture
Bien que j’en ai été conscient dès le départ, un travail réalisé pour le cours de philosophie m’a confirmé dans mon approche hédoniste de la formation. Mon inscription à l’université fait partie de mon projet de reconversion, et quitte à choisir une nouvelle orientation professionnelle autant se diriger vers une activité dans laquelle je trouve du plaisir.
Au-delà de la recherche du plaisir, la doctrine hédoniste cherche également à éviter la souffrance. Bien que je ne cherche en aucun cas à éviter la difficulté aux apprenants à qui je m’adresse, je cherche néanmoins à leur éviter la souffrance de subir ces difficultés.
A ce titre, l’exemple de l’atelier « Convaincre en entretien d’embauche » est parfait. Les stagiaires de DVE que j’ai rencontrés ont tous évoqué la difficulté que représente pour eux l’exercice de l’entretien, même lorsqu’il s’agit d’une simulation. J’ai donc pensé à la posture que je souhaitai prendre pour aborder cet atelier, et j’en ai conclu que même si cela peut sembler évident il est impératif de les faire adhérer aux objectifs et aux activités de l’atelier (ici on retrouve une notion d’intentionnalité et de réciprocité évoquée dans le PEI) mais il est également plus facile d’envisager de surmonter la difficulté en leur présentant les activités sous formes de jeux. L’atelier initial prévoyait déjà cette modalité ludique par un serious game et un challenge, mais la prise de conscience de l’importance pour moi de la prise de plaisir par les apprenants durant mes ateliers à modifier ma façon de les aborder et présenter.
Cette posture doctrinale influence peu la construction en elle-même des ateliers mais plutôt la mise en œuvre de ceux-ci. Elle me parait néanmoins importante à souligner car elle reste présente dans la façon d’envisager les activités et dans les choix de rythmes et de durées de celles-ci.